Ces exercices se réalisent par groupes de trois : une personne intervient, une autre joue la situation et la troisième observe. Changez les rôles afin que chacun occupe les trois positions.
La personne qui joue la situation choisit une scène fictive, et non une expérience personnelle douloureuse. Chaque participant peut interrompre l’exercice avec un mot convenu, sans avoir à se justifier. Deux minutes sont prévues à la fin pour sortir du rôle : chacun rappelle son nom, le lieu et la date, puis échange sur un sujet ordinaire.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Sentez vos pieds au sol, relâchez les épaules et prolongez légèrement l’expiration pendant cinq respirations.
- Nommez votre état à voix haute : tension, précipitation ou peur de ne pas trouver les mots.
- Résumez votre rôle et ses limites en une phrase.
- Entrez plus lentement que d’habitude et observez votre rythme.
- La parole a-t-elle réellement ralenti ?
- L’état a-t-il été nommé précisément plutôt que masqué par « Je vais bien » ?
- Les limites du rôle ont-elles été formulées avant de préparer les paroles destinées à la famille ?
- Exécuter l’exercice mécaniquement et dans la précipitation.
- Confondre apaisement et répression émotionnelle.
L’observateur demande ce qui a changé dans le corps entre le début et la fin. La réponse corporelle importe davantage qu’une explication abstraite.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Restez d’abord à environ deux mètres et demandez clairement l’autorisation d’approcher.
- Attendez un signe d’accord ; le silence ne vaut pas consentement.
- Asseyez-vous à sa hauteur et ne la touchez pas sans autorisation explicite.
- En cas de refus, restez disponible à distance sans insister.
- Combien d’approches ont eu lieu sans accord ?
- Le toucher servait-il surtout à rassurer l’intervenant ?
- Le refus a-t-il été respecté sans retrait vexé ni insistance ?
- Considérer la demande d’accord comme une perte de temps.
- Formuler une question qui ne laisse pas réellement la possibilité de refuser.
La personne accompagnée décrit d’abord ce qu’elle a éprouvé lors de la première approche. Son vécu guide l’analyse.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Faites cesser les secousses et demandez au groupe de reculer et de parler moins fort.
- Asseyez-vous à son niveau en respectant son espace.
- Employez une phrase courte, un silence, puis une autre phrase courte.
- Au premier signe de réponse, proposez un ancrage par cinq éléments visibles puis quatre sons.
- Offrez une boisson tiède ou une couverture légère pour restaurer les limites corporelles.
- L’intervenant tolère-t-il un silence prolongé ?
- Sa voix reste-t-elle stable en l’absence de réponse ?
- Quel premier signe marque le retour : doigts, clignement ou orientation du regard ?
- Répéter sans cesse « Vous m’entendez ? ».
- Prendre le silence pour un rejet personnel et partir.
L’observateur repère le moment précis où le visage ou le corps a changé et ce que faisait alors l’intervenant.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Approchez calmement, présentez-vous et ne couvrez pas sa voix.
- Expliquez simplement qu’une vague d’anxiété monte puis redescend.
- Guidez une respiration plus lente sans demander de grandes inspirations ; prolongez légèrement l’expiration.
- Faites sentir les pieds au sol et décrire trois éléments présents.
- Restez au-delà du premier apaisement, jusqu’à la baisse du pic.
- Le mot « calmez-vous » a-t-il été prononcé avec une voix tendue ?
- De grandes inspirations ont-elles accentué l’hyperventilation ?
- L’intervenant est-il resté après la première amélioration ?
- Promettre que la crise s’arrêtera dans une minute.
- Oublier une possible urgence médicale : douleur thoracique nouvelle ou perte de connaissance appelle d’abord une évaluation médicale.
La personne compare ce qui l’a aidée et ce qui a augmenté sa tension ; la différence se situe souvent dans la voix.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Reprenez la phrase au lieu de la laisser passer.
- Demandez directement si elle pense à mettre fin à ses jours.
- En cas de réponse positive, explorez sans interrogatoire le projet, le moyen et le moment envisagé.
- Dites que vous restez avec elle et allez demander une aide pour sa sécurité.
- Terminez par un acte concret : accompagnement vers un service ou arrivée d’une personne fiable.
- La question a-t-elle été directe ?
- Le visage ou la voix ont-ils exprimé choc ou jugement ?
- Une confidentialité absolue a-t-elle été promise ?
- Rassurer ou moraliser avant d’avoir écouté.
- Laisser la personne seule pour aller chercher de l’aide.
La personne indique le moment où elle a senti qu’elle pouvait dire la vérité et celui où elle a failli se refermer.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Placez-vous légèrement de côté et gardez une sortie libre pour chacun.
- Parlez moins fort et plus lentement que lui.
- Reconnaissez l’émotion avant de discuter du problème.
- Proposez deux choix concrets plutôt qu’un ordre.
- Retirez-vous et demandez du renfort si la sécurité devient incertaine.
- La voix de l’intervenant monte-t-elle avec celle de l’autre ?
- La distance de sécurité reste-t-elle suffisante ?
- Des ordres susceptibles d’augmenter la tension ont-ils été employés ?
- Répondre à la menace par une autre menace.
- Argumenter au pic de l’agitation.
L’observateur repère ce qui a précédé de quelques secondes la baisse de la voix.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Ne confirmez ni ne contestez le récit ; parlez de la peur ressentie.
- Réduisez le bruit, la lumière et le nombre de personnes.
- Employez des phrases courtes et directes.
- Demandez ce qui pourrait l’aider à se sentir plus en sécurité maintenant.
- Organisez une évaluation médicale et psychiatrique urgente.
- L’intervenant débat-il de la réalité des propos ?
- Entre-t-il dans le délire pour gagner la confiance ?
- Repère-t-il les dangers pour la personne ou autrui ?
- Rire ou échanger des regards avec les personnes présentes.
- Apaiser sans organiser de relais réel.
Le groupe distingue confirmation, contestation et reconnaissance de la peur sans jugement sur le récit.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Asseyez-vous avant de parler.
- Préparez l’annonce par une seule phrase indiquant qu’elle sera difficile.
- Employez des mots directs et sans ambiguïté.
- Gardez le silence après l’annonce, sans ajouter immédiatement explications ou détails.
- Restez pendant la première réaction puis proposez une petite aide concrète.
- Une formulation ambiguë entretient-elle un faux espoir ?
- L’intervenant reste-t-il présent face à l’effondrement ?
- Combien de temps laisse-t-il le silence après l’annonce ?
- Justifier immédiatement les circonstances.
- Demander trop tôt de patienter ou de se montrer fort.
La personne décrit précisément l’effet de la première phrase. Une seconde formulation est testée et comparée.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Placez-vous à hauteur de son regard et ne parlez pas de lui comme s’il était absent.
- Utilisez des mots adaptés à son âge et demandez son prénom avant d’évoquer l’accident.
- Aidez d’abord sa mère à se stabiliser.
- Proposez une petite action qui lui rend du contrôle, comme tenir l’eau ou choisir une place.
- Expliquez à la mère les réactions possibles dans les jours suivants : cauchemars, énurésie ou besoin accru de proximité.
- L’enfant est-il directement inclus dans l’échange ?
- Le récit de ce qu’il a vu est-il exigé ?
- Le soutien à la mère est-il compris comme une aide à l’enfant ?
- Lui demander d’être fort ou de ne pas pleurer.
- Promettre qu’un tel événement ne se reproduira jamais.
L’observateur compare le volume et le rythme de la voix employés avec l’enfant et avec l’adulte.
Étapes d’action pour l’intervenant :
- Présentez-vous et demandez son nom et son emplacement.
- Vérifiez d’abord si elle est en sécurité et si quelqu’un se trouve avec elle.
- Ralentissez la voix, baissez le ton et laissez de courtes pauses.
- Nommez ce que vous entendez sans prétendre voir : « Je vous entends pleurer, je suis là. »
- Convenez d’une action concrète et d’une possibilité de rappel avant de raccrocher.
- Le silence téléphonique est-il toléré ?
- La sécurité est-elle vérifiée avant l’exploration émotionnelle ?
- La conversation se termine-t-elle avec une suite claire ?
- Accumuler les conseils pour compenser l’absence d’image.
- Raccrocher dès la première baisse de tension.
L’appelante décrit les moments où elle a réellement senti la présence de l’intervenant et ceux où elle l’a perdue.