Tous les pleurs ne signalent pas un trouble, et tout silence n’annonce pas un danger. L’intervenant doit distinguer une réaction habituelle qui demande une présence d’une situation qui nécessite une orientation.
Dans les premières heures d’une crise, les pleurs, les tremblements, la stupeur, la colère ou une légère confusion ne traduisent généralement pas une maladie. Ce sont souvent des réactions adaptatives à un événement anormal. Il convient de les normaliser avec prudence, sans s’en alarmer automatiquement.
Expliquer à une personne effrayée par ses tremblements ou ses cauchemars qu’elle traverse une réaction fréquente après un événement inhabituel peut alléger une seconde peur : celle de perdre la raison. Une normalisation précise et respectueuse contribue à interrompre cette spirale.
- Idées suicidaires, signes d’intention suicidaire ou volonté de faire du mal à autrui.
- Rupture avec la réalité, notamment hallucinations, idées délirantes ou confusion sévère.
- Incapacité totale et persistante à accomplir les gestes les plus simples de la vie quotidienne.
- Agitation agressive dangereuse ou symptômes pouvant correspondre à une urgence médicale.
- Symptômes sévères qui persistent ou s’aggravent plusieurs semaines après l’événement, au lieu de diminuer progressivement.
La distinction entre une réaction attendue et une réaction préoccupante tient rarement à la nature d’un symptôme isolé. Son évolution compte davantage. Une réaction adaptative tend à s’atténuer avec le retour de la sécurité et des liens. Le maintien ou l’aggravation de symptômes sévères après plusieurs semaines peut justifier des soins spécialisés. Un suivi dans le temps aide à apprécier les besoins avec plus de justesse.