Les premiers secours psychologiques ne sont pas une thérapie. Ils offrent un appui à une personne déstabilisée dans un moment éprouvant, jusqu’à ce qu’elle puisse de nouveau avancer par ses propres moyens.
Lorsqu’une personne s’effondre devant vous, après l’annonce d’un décès, sur les lieux d’un accident ou au moment où une détresse longtemps contenue éclate, les premières minutes n’appellent ni interprétation poussée ni exploration de l’inconscient. Elle a surtout besoin d’une présence calme qui l’aide à retrouver un sentiment de sécurité. Les premiers secours psychologiques répondent à ce besoin par une intervention humaine structurée, simple dans sa forme et précise dans ses fondements. Ils cherchent à atténuer la détresse aiguë et à soutenir les capacités d’adaptation, sans empiéter sur le travail thérapeutique qui relève d’un professionnel qualifié.
Notre compréhension scientifique des premières interventions a beaucoup évolué au cours des deux dernières décennies. On pensait autrefois qu’il fallait encourager immédiatement les survivants à exprimer leurs émotions et à raconter en détail l’événement douloureux. Les données ont ensuite montré que certaines interventions précipitées pouvaient consolider le traumatisme au lieu de l’apaiser. Les pratiques actuelles sont issues de cette évolution. Elles ne promettent pas la guérison : elles donnent la priorité au principe de non-nuisance et aux méthodes dont l’utilité est étayée.
Cette formation s’adresse à toute personne susceptible d’être présente face à une détresse psychologique aiguë : psychologue-conseil, médiateur familial, accompagnant, formateur, secouriste de terrain, bénévole intervenant lors d’une catastrophe, ou toute personne souhaitant apporter une aide adaptée quand la situation l’exige. Elle accompagne le passage d’une bonne volonté hésitante à une intervention calme, organisée et compétente.