1 La genèse du WRAP par des personnes concernées
Créé à la fin des années 1990 par l’auteure et militante américaine Mary Ellen Copeland, elle-même diagnostiquée de troubles de l’humeur sévères, le WRAP (Plan d’Action pour le Rétablissement et le Bien-Être) est un outil conçu par et pour les personnes vivant avec des difficultés de santé mentale. Il repose sur cinq principes fondamentaux : l’espoir, la responsabilité personnelle, l’éducation, la défense de ses droits et le soutien mutuel.
2 La structure modulaire du plan personnel WRAP
Le classeur WRAP est rédigé personnellement par l’usager et comprend : 1. La boîte à outils du bien-être (inventaire des choses simples qui font du bien : marcher dans la nature, écouter de la musique, appeler un ami). 2. Le plan d’entretien quotidien (routines indispensables pour rester en forme). 3. L’identification des déclencheurs de stress et les plans d’action pour y faire face. 4. Les signaux d’alerte précoces de décompensation et la conduite à tenir. 5. Le plan de crise officiel désignant qui peut décider à notre place si nous perdons notre discernement.
3 L’autodétermination au cœur du processus de soin
Le WRAP n’est pas un document médical imposé par un médecin : c’est un carnet de bord intime où la personne est l’unique experte de son propre vécu. Il replace le consultant au centre de ses choix de vie et renforce sa capacité d’auto-régulation au quotidien.
4 La place de cette méthode dans un accompagnement
La place de cette méthode dans un accompagnement est souvent animée en ateliers par des pairs-aidants certifiés : elle transforme radicalement la posture du patient qui cesse de subir passivement ses crises pour devenir le stratège éclairé de sa propre santé mentale.
5 Solidarité entre pairs et autodétermination en santé mentale
Le WRAP renforce le sentiment d’appartenance et d’espoir partagé au sein des groupes d’usagers. Il prouve avec force que la personne en souffrance psychique est le premier et le meilleur expert de son propre rétablissement.